top of page
Rechercher

Les arts martiaux : une vraie transformation

Martial Arts Academy Genève Rue Jean Charles-Amat année 2018

Aujourd’hui, j’ai passé la cinquantaine.

J’ai commencé les arts martiaux très tôt : le judo, le karaté, la boxe.Comme beaucoup d’enfants qu’on amène presque de force parce qu’ils débordent d’énergie, parce qu’ils s’ennuient, parce qu’on cherche à canaliser quelque chose sans trop savoir quoi.

À tâtons.

Comme dans la vie.


L’illusion de revenir en arrière

On fait des erreurs.On tombe.On regrette.

On aimerait parfois avoir une machine à remonter le temps, comme dans Retour vers le futur.Revenir en arrière. Réparer. Corriger. Effacer.

Mais la vie n’est pas un film.

On ne revient pas en arrière.

Alors l’être humain s’entête.Il s’enfonce parfois.Il recommence les mêmes schémas.

Et puis, un jour, quelque chose change.


Le travail invisible

Les arts martiaux ne transforment pas en un mois.Ni en un an.Ni même en dix ans.

La transformation est lente.

Elle se cache dans :

  • La répétition d’un mouvement mille fois exécuté

  • Le salut avant d’entrer sur le tatami

  • Le respect d’un partenaire

  • La fatigue acceptée sans plainte

  • La défaite digérée en silence

Le changement prend du temps.

Chez moi, il a pris presque cinquante ans.


La crise… ou l’éveil ?

Après la cinquantaine, j’ai voulu réparer mes erreurs.

Pas pour les autres.Si certains trahissent encore, ce n’est plus cela qui me définit.

Je l’ai fait pour moi.

Pour être en paix.Pour avancer.Pour devenir une personne respectable.Pour être digne du regard de mes enfants.Pour honorer mes parents.Pour mériter mon épouse.


Les mots du Budo

Dans les arts martiaux, on parle souvent de :

  • Honneur

  • Courage

  • Droiture

  • Loyauté

  • Respect

Ce sont des mots puissants.

Mais ils restent des mots tant qu’ils ne descendent pas dans le cœur.

Tant qu’ils ne deviennent pas des choix.

Tant qu’ils ne deviennent pas une ligne de conduite.


Plus qu’un pratiquant

Oui, je pratique le poing fermé.Oui, je pratique la main ouverte.

Mais avant tout, je défends les valeurs.

Les arts martiaux m’ont toujours permis :

  • De me relever, quelle que soit ma chute

  • D’avancer, quel que soit l’obstacle

  • De me dépasser, quelle que soit ma fatigue

Ils coulent dans mes veines.

Ils portent l’héritage de guerriers qui ont donné leur vie, versé leur sang, non pas pour la violence… mais pour un monde plus juste, plus digne, plus droit.


À ceux qui m’ont fait grandir

Cet article, je le dédie à ces personnes, dans l’ombre ou dans la lumière, qui m’ont fait grandir.

Certains les appellent des mentors.D’autres des sensei, des renshi, des maîtres, des grands maîtres.

Moi, je pense que ce sont des chemins à prendre.

Certains chemins sont plus difficiles.D’autres nous mènent parfois dans des impasses.

Mais chaque rencontre laisse une trace.Chaque enseignement façonne une partie de nous.

Et à la fin, il y a une vérité simple :

L’amour finit toujours par triompher.


La vraie transformation

La transformation des arts martiaux n’est pas physique.

Elle est intérieure.

Elle ne se mesure pas en ceintures, en titres ou en trophées.

Elle se mesure :

  • Dans la manière dont on parle

  • Dans la manière dont on pardonne

  • Dans la manière dont on choisit de ne plus répéter ses erreurs

Les arts martiaux ne m’ont pas rendu parfait.

Ils m’ont rendu conscient.

Et parfois, la conscience est déjà une victoire.

Le Cinquième Élément n’est pas seulement un magazine d’arts martiaux.C’est un rappel que le véritable combat se mène à l’intérieur.

Et que la plus grande ceinture noire…est celle qu’on gagne contre soi-même. 🥋


© Sensei Marco Garcia Gonneau

 
 
 

Commentaires


bottom of page