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đŸ„‹ Portrait du jour Ouldabbou Adel – La transmission avant tout

DerniÚre mise à jour : 22 févr.


📍 À La Cluse-et-Mijoux, le Team Fighting Club est portĂ© par une figure passionnĂ©e et constante : Ouldabbou Adel.

⏳ Depuis l’ñge de 12 ans, il pratique les arts martiaux. Aujourd’hui ĂągĂ© de 41 ans, il est toujours compĂ©titeur. Presque trente annĂ©es d’engagement. Pas simplement dans le combat, mais dans une fidĂ©litĂ© Ă  un esprit.



💬 Quand on lui demande ce qui l’a amenĂ© vers les arts martiaux, sa rĂ©ponse est claire :« C’est l’esprit des arts martiaux. Le fair-play. Le cĂŽtĂ© humble. Et rester maĂźtre de soi. »

🧠 Ce ne sont ni les titres ni la recherche de domination qui l’ont attirĂ©. C’est la maĂźtrise.MaĂźtrise du corps.MaĂźtrise des Ă©motions.MaĂźtrise de l’ego.


🌍 Dans un monde rapide, parfois excessif, cette capacitĂ© Ă  rester centrĂ© devient une force rare.

đŸ”„ Si on lui demande s’il changerait quelque chose dans son parcours, la rĂ©ponse est immĂ©diate :« Je resterais coach 1000 fois. Transmettre, enseigner
 c’est ce qui me passionne. Je ne changerai ma place pour rien au monde. »

🏆 Il n’y a pas de doute. Sa plus grande victoire n’est pas personnelle.


✹ Quand on lui demande de fermer les yeux et de choisir un seul moment dans toute sa carriĂšre martiale, il ne parle pas de lui.« L’obtention de la ceinture de championne du monde amateur pour l’une de mes boxeuses. Au Luxembourg. On l’a eue. Magnifique. »

đŸ€ Pas “elle”.Pas “moi”.On.

❀ Le plus beau moment de sa carriĂšre est celui d’une Ă©lĂšve devenue championne du monde amateur au Luxembourg. La transmission. La fiertĂ© partagĂ©e. La rĂ©ussite collective. La plus grande victoire d’un coach reste la rĂ©ussite de son Ă©lĂšve.


📚 Pour lui, le talent ne suffit pas.« La discipline, c’est la premiĂšre qualitĂ©. La rigueur et l’écoute. Et bien sĂ»r le respect. »

🛡 Discipline.Rigueur.Écoute.Respect.

Des fondations simples, mais essentielles.

đŸ„Š Sa discipline de cƓur reste le Muay ThaĂŻ. Depuis cinq ans, il s’est Ă©galement investi dans le K-1, dĂ©rivĂ© du kickboxing. Mais son identitĂ© est claire : les sports pieds-poings. Il y voit une esthĂ©tique, une lisibilitĂ©, une beautĂ© technique.



🔎 Concernant l’avenir des arts martiaux en France, son regard est lucide. Les clubs devraient crĂ©er davantage de liens entre eux. Partager plus. Ne pas rester isolĂ©s. Il constate aussi que la montĂ©e en puissance du MMA a changĂ© le paysage.

🗣 « Chacun est libre de faire le sport qu’il veut. Mais moi, ce n’est pas mon truc. »

⚖ Il ne se reconnaĂźt pas dans le trash talk ni dans certains codes mĂ©diatiques actuels. Il prĂ©fĂšre la clartĂ© et la technique des disciplines pieds-poings. Un choix assumĂ©. Une fidĂ©litĂ© Ă  sa voie.



Lors de cette journée organisée par Adel, la Fédération suisse MFS a franchi la frontiÚre pour rejoindre les sept autres clubs de la région Bourgogne-Franche-Comté, dans le Doubs. Une rencontre transfrontaliÚre qui illustre la dynamique actuelle des sports pieds-poings et la volonté commune de créer des liens au-delà des structures et des frontiÚres.

Parmi les clubs présents figuraient notamment le KBCS (Kickboxing Clairsoleil), club exclusivement réservé aux enfants et adolescents, représenté ce jour-là par son head coach Nohim Riad.

Le Challengers Gym, jeune club rĂ©cemment créé et engagĂ© dans la promotion des valeurs du Muay ThaĂŻ, Ă©tait Ă©galement de la partie. Le head coach prĂ©sent lors de cette rencontre Ă©tait Sokoan Prasomsouk. Le fondateur et initiateur des deux clubs, actuellement en Australie sur un gala WBC en tant que cutman, poursuit quant Ă  lui son engagement Ă  l’international.

D’autres clubs de la rĂ©gion ont Ă©galement contribuĂ© Ă  la richesse de cette journĂ©e, confirmant qu’ensemble, la progression est plus forte que l’isolement.

Au total, 137 athlĂštes, ĂągĂ©s de 7 Ă  68 ans, ont partagĂ© le tatami dans un esprit d’adaptation, de respect et de bienveillance remarquable.

đŸ€Č Ce qui a marquĂ© les esprits, c’est l’ambiance. Les adolescents ont tournĂ© avec les adultes. Les enfants avec les adolescents. Les diffĂ©rences de poids ont Ă©tĂ© gĂ©rĂ©es avec intelligence. L’ego est restĂ© Ă  la porte. Et fait rare dans ce type de rassemblement : aucun blessĂ©.



💭 « L’ego Ă©tait de cĂŽtĂ© dans la progression. Et moi, c’est ce qui me plaĂźt le plus. »

đŸŒ± Voir des gĂ©nĂ©rations diffĂ©rentes partager le mĂȘme espace, apprendre les unes des autres, progresser ensemble dans le respect, voilĂ  ce qui donne du sens Ă  ces Ă©vĂ©nements. Tous les athlĂštes ont adorĂ© l’expĂ©rience et ont remerciĂ© pour le dĂ©placement. L’engagement est dĂ©jĂ  pris pour revenir lors d’un prochain Ă©vĂ©nement.


đŸ›€ Ouldabbou Adel ne suit pas les tendances. Il suit une voie. Depuis l’ñge de 12 ans jusqu’à aujourd’hui, compĂ©titeur Ă  41 ans, coach passionnĂ©, fier de voir ses Ă©lĂšves briller au niveau mondial, son plus grand accomplissement reste la transmission.


✹ Dans un monde oĂč le spectacle prend parfois le dessus sur l’esprit, ce portrait rappelle une vĂ©ritĂ© essentielle : les modes passent, les valeurs restent.

Ce qui a particuliĂšrement marquĂ© les esprits, c’est la capacitĂ© d’adaptation des combattants. Les diffĂ©rences de niveau, de taille ou d’expĂ©rience n’ont jamais Ă©tĂ© un frein, mais au contraire une richesse. Garçons contre filles, adolescents face Ă  des adultes, coachs Ă©changeant avec des Ă©lĂšves, pratiquants confirmĂ©s tournant avec des dĂ©butants
 chacun a su ajuster son engagement avec intelligence. Avant chaque Ă©change, on prenait le temps de se mettre d’accord : en boxe thaĂŻ, en K1 ou en boxe anglaise ? En light ou en contact plus appuyĂ© ? Cette communication permanente, cette conscience du cadre et surtout cette bienveillance ont donnĂ© Ă  la rencontre une dimension rare. Ce n’était pas seulement du combat. C’était du respect en mouvement. C’était magique.


đŸ”„ Et c’est peut-ĂȘtre cela, le vĂ©ritable CinquiĂšme ÉlĂ©ment.


© Sensei Marco Garcia Gonneau, le 5Úme élément.

 
 
 

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