đ„ A toutes les guerriĂšres qui ont franchi la porte dâun dojo
- Denise S.

- 14 mars
- 3 min de lecture
Il y a des gestes qui paraissent simples.
Enfiler des gants.Monter sur un tatami.Pousser la porte dâun dojo.
Mais pour beaucoup de femmes, ce premier pas a longtemps été un acte de courage.
Pendant des décennies, les sports de combat ont été considérés comme un territoire réservé aux hommes.On entendait encore :
« La boxe, ce nâest pas pour les femmes. »
« Câest trop violent. »
« Ce nâest pas fĂ©minin. »
Et pourtant, certaines ont décidé de ne pas écouter.
Elles sont venues sâentraĂźner.Elles sont tombĂ©es.Elles se sont relevĂ©es.Encore et encore.
đ„ Se battre pour exister
Lâhistoire du sport fĂ©minin est aussi une histoire de combats invisibles.
Prenons lâexemple de Claressa Shields.

AprĂšs avoir remportĂ© une mĂ©daille dâor olympique, elle ne trouvait toujours pas de sponsors.Une championne olympique⊠ignorĂ©e.
Il lui a fallu gagner une deuxiĂšme mĂ©daille dâor pour commencer Ă ĂȘtre reconnue.
Mais Claressa Shields nâa pas seulement combattu sur le ring.Elle sâest aussi battue pour que les femmes boxeuses soient respectĂ©es, reconnues et payĂ©es comme les hommes.
GrĂące Ă des athlĂštes comme elle, les lignes commencent Ă bouger.
đ Un monde qui Ă©volue
Aujourdâhui, les mentalitĂ©s changent.
Des institutions comme Swiss Olympic travaillent activement pour favoriser la paritĂ© et donner aux femmes la place quâelles mĂ©ritent dans le sport.

Les filles sont de plus en plus nombreuses sur les tatamis, dans les rings et sur les podiums.
Et derriĂšre chacune dâelles, il y a souvent un entraĂźneur, un maĂźtre, un club qui a simplement fait une chose essentielle :ouvrir la porte.Sans prĂ©jugĂ©s.Sans distinction.Seulement avec lâenvie de transmettre.
đ„ Ă toutes les guerriĂšres
Aujourdâhui, nous saluons toutes celles qui ont franchi ces portes.
Celles qui ont osé essayer.Celles qui ont persévéré.Celles qui se sont battues pour leur place.
Mais nous saluons aussi les Sensei et les entraĂźneurs qui accueillent leurs Ă©lĂšves avec la mĂȘme exigence et le mĂȘme respect, quâils soient hommes ou femmes.
Car un dojo nâest pas un lieu oĂč lâon juge.
Câest un lieu oĂč lâon apprend Ă devenir plus fort.
âš Et si aujourdâhui les femmes combattent, enseignent et inspirent dans les arts martiaux, câest parce que certaines ont eu le courage, un jour, dâouvrir une porte que lâon croyait fermĂ©e.
Et une fois cette porte franchie⊠personne ne pourra plus jamais la refermer. đ„đ„

Si les statistiques de Swiss Olympic montrent une progression encourageante de la prĂ©sence fĂ©minine dans le sport, la rĂ©alitĂ© du terrain rappelle une vĂ©ritĂ© plus profonde : les femmes nâont jamais attendu les chiffres pour dĂ©montrer leur courage.
Dans chaque dojo, chaque ring, chaque salle dâentraĂźnement, des femmes ont franchi une porte qui nâĂ©tait pas toujours ouverte pour elles. Elles lâont fait sans rĂ©clamer de privilĂšges, simplement avec la volontĂ© de progresser, de se dĂ©fendre, et de prouver que la dĂ©termination nâa pas de genre.
Les arts martiaux ont toujours portĂ© des valeurs universelles : respect, courage, honneur et protection. Lorsquâune femme enfile un kimono ou monte sur un tatami, elle ne cherche pas seulement Ă apprendre Ă combattre. Elle affirme sa place, sa dignitĂ© et sa libertĂ©.
Câest pourquoi il est du devoir des fĂ©dĂ©rations, des clubs et des enseignants de garantir un environnement oĂč chaque pratiquante est respectĂ©e, soutenue et encouragĂ©e.
Car derriĂšre chaque femme qui franchit la porte dâun dojo, il y a une histoire de courage⊠et souvent une victoire bien plus grande que nâimporte quel combat.
En cette JournĂ©e internationale des droits des femmes, Le CinquiĂšme ĂlĂ©ment rend hommage Ă toutes les guerriĂšres qui ont osĂ© franchir la porte dâun dojo et tracer leur propre voie.
© Sensei Denise Sulca, Le 5Ăšme ĂlĂ©ment



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